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"Tes murmures"

Là dorment les neiges éternelles,
Les ères défilent sans aucunes retenues, sans jamais de murs,
Sensations d'engourdissements au froid qui dure,
J'attends ces mots enchanteurs s'envolant qui m'émerveilleraient sous la tonnelle…

Ils seraient parés de douceurs sucrées,
Je les dégusterai sans arrière-pensée,
Je pourrai crier au monde que tu les as prononcés,
Un chagrin amer aurait compris que c'est sa mort annoncée…

Un seul ou bien des milliers de murmures,
Combleraient les gouffres qui m'habitent,
Un trop grand discours serait inopportun même dans le futur,
Parle-moi d'amour comme coulerait de la confiture que jamais ne s'évite…

Comme un fruit mûr, tombe de cet arbre haut perché,
Apprends à chanter des mots, comme tu sais aimer,
La beauté de ces cascades, s'ornerait de musique ardemment souhaitée,
Nos cœurs ne sont pas nomades, mais fidèles de printemps purifiés…

La mélancolie entraîne tristesse et nostalgie,
D'un passé qui n'existe que dans les songes,
Une vie peut devenir dramatique alors je prie,
Pour un avenir meilleur, pavé de pierreries…

Plantons des fleurs, des massifs débonnaires,
Ce jardin sera le nôtre,
Il abritera la tonnelle où les mots s'écouleront devenus apôtres,
Laissons le temps au temps, il n'est que chrysalide,
il sera extraordinaire…

Le 30 Janvier 2002.


Marie-Neige Léna.
 

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